Edito : La naissance de LVH

Edito : La naissance de LVH

En janvier 2014, enfin une bonne nouvelle : 

 

la naissance de LVH  

 

LVH comme La Vache Heureuse.

Il va de soi, qu’a l’avenir, l’objectif est d’avoir des vaches heureuses avec des éleveurs heureux. 

 

 

Avec une vache heureuse, il est possible de parler aux citoyens. Quels défis relèverons nous ensemble ? Celui d’être bien dans nos baskets ! Celui d’être autonome en protéine ! Celui de produire du lait de qualité nutritionnelle supérieure, riche en Oméga 3 ! Celui de produire sans polluer ! Celui de supprimer les émissions de gaz à effet de serre (GES) ! Celui d’améliorer les revenus ! Celui de produire de l’énergie renouvelable ! Celui d’améliorer la santé des vaches et leur longévité ! Celui de s’adapter à la demande du marché et de devenir une véritable force de proposition pour aider nos partenaires agriculteurs des pays émergeant à se développer …

 

 

Mais pourquoi un tel projet ?

 

L’incubation dure depuis de nombreuses années. En 2005, nos collègues agriculteurs brésiliens nous alertèrent sur la probable fin du soja bon marché. En effet, l’investissement massif des chinois dans les infrastructures de transport brésiliens  aura une contrepartie : celui de diriger le marché du soja  vers « l’Empire du Milieu » ! 

 

 

Cette situation est inédite pour les éleveurs français. A la question « Si les chinois font main basse sur le soja, que restera t’il pour l’élevage local ? », la réponse brésilienne fût simple : « il vous restera à payer cher le peu qui reste puisque vous n’avez pas investi dans notre développement, et que vous êtes plus riche que les chinois… ». Ainsi, inéluctablement, un jour, le soja serait cher ! Et les chinois, en contrepartie des investissements consentis, bénéficiront d’un prix négocié : il faut bien nourrir les ouvriers de « l’usine du monde » si l’on souhaite préserver la paix sociale.

 

 

L’échéance de basculement du prix du soja restera plusieurs années incertaine. Mais, depuis 2008, ce basculement est une réalité : la Chine absorbe 70 % du volume du soja mondial. Ce que nous disaient les paysans brésiliens se révèle exact : pour nous, depuis 2008, le soja est durablement à un prix élevé. Et, cela pourrait durer un certain temps, le temps que la production mondiale de protéines se réorganise. Mais aussi le temps nécessaire à l’achat de la paix sociale en Chine, qui sans nourriture, verrait l’ensemble du peuple se révolter… 

 

 

Les émeutes de la faim nous racontent une histoire : celle d’un avertissement sans frais où l’agriculture est un enjeu majeur. Il est probable qu’en ce début de 21e siècle, la production agricole soit LE dossier important. Nous assistons, depuis la chute du rideau de fer, au basculement vers une économie mondiale de marché. L’alimentation est à la base de la durabilité des sociétés. Il faut savoir qu’une forte production agricole favorise la paix et la démocratie, et, qu’à l’inverse, la pénurie alimentaire favorise la dictature, la corruption et la barbarie. L’objectif consiste à avoir une forte production bien gérée : augmenter les revenus, produire sans polluer, stocker, transformer, partager …

 

 

Pour les agriculteurs, pour les éleveurs, il s’agit d’entrer dans le marché mondialisé. Personne n’a retenu l’objectif initial de la feuille de route des DPU européennes de 2003 : « En 2015, il n’y aura plus de quotas et l’agriculture, grâce à l’aide structurelle des primes PAC nommées désormais DPU,  doit s’adapter à affronter les marchés mondiaux ». La question reste entière à ce jour : Qui en France a réfléchi de manière prospective à ce grand défi pour adapter ses  systèmes de production agricole ? 

 

 

Nous croyons que les DPU sont éternelles … Sauf quelques agriculteurs et ingénieurs, conscients des dangers, qui innovent en agronomie et en zootechnie pour résoudre les nombreux problèmes posés : 

  • le marché du soja, 
  • la dépendance accrue des systèmes d’élevages à la protéine importée, 
  • l’énergie fossile, 
  • l’escalade des normes et des contraintes environnementales et sociétales,
  • la capacité de résistance et d’adaptation au changement climatique,
  • la baisse des émissions de gaz à effet de serre,
  • les pollutions agricoles,
  • la gestion de l’azote,
  • la biodiversité,
  • la gestion des entreprises et des revenus, …

 

 

Les solutions arriveront au fur et à mesure que s’installera le projet LVH-France.com. Celui-ci se déclinera en 2 grands volets :

  • le premier sous la forme d’une adhésion à un club qui permettra aux éleveurs, contre abonnement, de bénéficier d’un management en ligne introduisant une démarche de progrès à travers un outil de diagnostic. Il s’agit, pour les adhérents au club, de bénéficier des infos et de l’analyse des données leur permettant de progresser techniquement et de manière autonome vers la résolution des problèmes identifiées,
 
  • le second volet se développera sous la forme d’un conseil appuyé qui permettra aux éleveurs d’approfondir la démarche engagée pour construire une économie productive capable d’envisager sereinement l’avenir. La formation y tiendra un rôle majeur, ainsi que le développement de véritables références.

 

 

Vous l’aurez tous compris, l’angle d’attaque pour élaborer l’élevage de demain se fera à partir des innovations agronomiques et zootechniques. L’autonomie en protéine pour des VHP à 10 000 L et l’engraissement des bovins n’est pas une utopie. Elle est déjà une réalité pour les éleveurs qui osent s’attaquer à ce défi. Ce sera, en cette période de soja cher, le premier pas dans la démarche de progrès. Les autres pas suivront, sur l’environnement, les GES, l’énergie, les rendements, …

 

 

Grande ou petites fermes, tous peuvent se projeter dans un autre acte de production. Il s’agira avant tout de trouver le chemin qui mène à une vache heureuse.

 

Il n’y a plus qu’à oser…

 

LVH